L ARCHE DE NOE DE MARIE

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l intelligence du chien

2. Une intelligence hors du commun alliée à une longévité record                  


Si on mesure l'intelligence canine à la capacité d'adaptation à toutes sortes de situations, le Caniche mérite à coup sûr ce qualificatif. L'homme a largement utilisé sa rapidité de compréhension alliée à son vif désir de contenter son maître. On retrouve le Caniche partout : il a commencé comme chien de chasse, on le connaît chien de cirque, mais sait-on qu'il est également un excellent chien truffier, qu'il peut aussi assister des personnes handicapées, apprendre à prévenir du déclenchement imminent d'une crise d'épilepsie ou détecter certaines maladies ?

                                      
Lorsqu'il est très proche de l'homme, un chien peut apprendre à détecter les signes avant-coureurs d'une crise d'épilepsie. Il peut alors intervenir en aboyant pour alerter l'entourage, ou en apprenant à appuyer sur un bouton d'alerte prévu à cet effet (Pfeiff, 2001).

Des maladies telles que le cancer entraînent des dégénérescences cellulaires importantes et l'apparition de sous-produits d'oxydation dans la circulation sanguine, puis dans l'air expiré. Ces molécules (aldéhydes, alcanes, formaldéhyde…) sont odorantes et peuvent être détectées par le chien dont le flair permet d'identifier certains composés à des concentrations 1000 fois inférieures au seuil de détection par l'homme (Broffman, 2001).
Le propriétaire d'un Caniche aura bien sûr à coeur de voir son chien conserver toutes ses qualités le plus longtemps possible. Les signes de vieillissement apparaissent d'ailleurs assez tardivement chez lui : pas avant vers 10-11 ans contre 5-6 ans chez les races molossoïdes (Pageat, 2002).

Le Caniche (nain et toy surtout) figure parmi les chiens dont l'espérance de vie est la plus élevée : 12 ans selon une étude danoise récente (Proschowsky & coll, 2003), 14 à 15 ans pour d'autres auteurs (Michell, 1999).

Le dernier tiers de la vie d'un Caniche est une période sensible, où tout doit être fait pour aider à conserver intacte la fonction cognitive, dans l'intérêt du chien et de son maître. Sinon on risque de voir se détériorer la joie de vivre proverbiale du Caniche : les troubles du comportement liés à des crises d'anxiété ne sont pas rares lorsque l'âge du chien avance.

Espérance de vie moyenne parmi plusieurs races de petits chiens
(d'après Proschowsky & coll, 2003)



PRÉSERVER LA FONCTION COGNITIVE

Les cellules sont en permanence agressées par les radicaux libres, molécules très réactives qui initient des réactions d'oxydation en chaîne. Ces radicaux libres se forment naturellement et constamment dans l'organisme, mais leur production s'intensifie lors de l'accélération du vieillissement alors que les mécanismes de défense de l'organisme deviennent de moins en moins efficaces.

Le chien perçoit son environnement grâce à sa fonction cognitive qui elle-même dépend de son degré d'acuité sensorielle. Plus le chien vieillit, plus il est important de renforcer ses défenses pour lutter contre le stress oxydatif et ses conséquences : vieillissement, risque accru de maladies métaboliques… La concentration sanguine en molécules antioxydantes (vitamines E et C, taurine…) dépend beaucoup du niveau des apports alimentaires quotidiens.

Protection de l'ADN cellulaire par l'administration d'antioxydants dans l'alimentation chez le chien
(Heaton & coll, 2002)



Lorsque les niveaux sanguins sont élevés, on met en évidence un effet protecteur des antioxydants vis-à-vis de la dégénérescence cellulaire : les dommages subis par l'ADN, support du matériel génétique des cellules, sont plus limités (Heaton & coll, 2002).

Influence de la concentration de l'aliment en vitamine E sur la concentration plasmatique
(essai non publié, Heaton 2002)



Lorsque la teneur en vitamine E de l'aliment augmente, la concentration plasmatique augmente également. Les défenses antioxydantes de l'organisme sont renforcées.

Mise en évidence des lésions de l'ADN par l'épreuve du Comet-Assay
(Heaton & coll, 2002)



Par rapport au groupe témoin (n = 20), on montre une réduction significative des lésions de l'ADN chez les chiens recevant plus d'antioxydants dans leur alimentation (vitamines, minéraux et caroténoïdes) pendant 8 semaines.

Un cocktail synergique antioxydant            

- Vitamine E : elle protège les structures lipidiques membranaires contre l'attaque par les radicaux libres. De nombreuses études chez l'Homme ont montré l'intérêt de la vitamine E dans la prévention de certaines maladies neurologiques, comme la maladie de Parkinson, l'épilepsie, la maladie d'Alzheimer, la neuropathie diabétique…

- Vitamine C : son activité antioxydante s'exerce dans les fluides extracellulaires et favorise en outre la régénération de la vitamine E, permettant donc à celle-ci d'agir à nouveau contre d'autres radicaux libres. Même si le chien en synthétise lui-même, un apport nutritionnel l'aide à se défendre contre le stress oxydatif.

- Polyphénols de raisin et de thé vert : ils exercent leur activité antioxydante à l'intérieur même des cellules, en protégeant l'ADN du noyau.

- Taurine : acide aminé indispensable à la rétine, la taurine est un composant majeur des cellules musculaires et des cellules immunitaires, en particulier de celles produisant des anticorps (lymphocytes). Elle participe aussi à la protection antioxydante des cellules.

Donner dès la fin de la croissance un régime riche en antioxydants se révèle très intéressant chez un chien comme le Caniche dont l'espérance de vie importante facilite l'apparition de maladies dégénératives. D'autre part, il semble que la fonction d'apprentissage du chien âgé puisse être stimulée par l'addition d'antioxydants (Milgram et coll 2001).

 

 

 

 



28/05/2007
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